Déesses : raconter les femmes autrement
- Véra Cavaciuti

- il y a 3 heures
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La série Déesses – Ode à la femme est née progressivement, presque comme une évidence.
Pendant des années, j’ai photographié des femmes à des moments importants de leur vie : grossesse, maternité, transformation personnelle, reconstruction, affirmation de soi. Chaque séance portait son propre récit. Chaque femme arrivait avec son histoire, ses pudeurs, ses forces, ses doutes, ses silences.
Et peu à peu, j’ai compris que je ne voulais pas seulement créer de belles images.
Je voulais raconter ce qui se cache derrière un visage, un corps, un regard. Ce qui ne se dit pas toujours. Ce qui traverse les femmes sans forcément se voir au premier abord : la puissance, la vulnérabilité, la fatigue, la colère, la douceur, le désir, la maternité, la renaissance.
Déesses est née de cette conviction : les femmes ne sont jamais une seule chose.
Elles peuvent être mères et guerrières. Sensibles et souveraines. Blessées et lumineuses. Fragiles en apparence, immenses à l’intérieur. Elles peuvent porter des contradictions, des mémoires, des transformations, sans avoir à les justifier.
À travers cette série, j’ai voulu relier le portrait photographique à quelque chose de plus symbolique. La mythologie, les couleurs, les matières, les pierres, les gestes et la lumière deviennent un langage. Chaque image ne représente pas seulement une femme : elle incarne une force, une facette, une traversée.
Il y a aussi, dans cette série, une part plus intime.
Je ne raconte pas mon histoire de manière directe. Elle apparaît plutôt en filigrane, dans les choix de lumière, dans les corps qui se redressent, dans les regards qui ne baissent plus les yeux, dans cette manière de transformer une blessure en présence.
Déesses parle des femmes que je photographie, mais elle parle aussi de la femme que je suis devenue.
Cette série n’est pas née d’un concept esthétique. Elle est née d’un besoin de transformation.
Elle raconte celles qui traversent.Celles qui tombent. Celles qui se relèvent.Celles qui reprennent possession de leur image.
Et surtout, celles qui osent se regarder autrement.













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